Rien n’est impossible
Last modified on 2012-04-20 05:15:52 GMT. 0 comments. Top.
Rien n’est impossible. Voilà ce que j’ai souvent mentionné, aux gens que j’ai rencontrés, lors du congrès de l’Aquops, en avril dernier. On me questionne souvent sur ma pratique, sur la façon dont j’arrive à intégrer les TIC dans ma classe de 1re année. Comment des élèves de 6-7 ans peuvent-ils s’approprier des outils comme un clavier numérique, twitter, internet, un blogue, du traitement de texte? Je réponds: très facilement et dans le plaisir! De l’extérieur, ma classe peut sembler très technique, alors qu’en réalité, le matériel qui est disponible est très limité.
Dans mon milieu, l’intégration des technologies est difficile; les moyens, très limités. Il n’y a que deux ordinateurs et un TNI dans ma classe, sans réseau Wifi. (Il m’arrive de prêter mon iPad ou de faire tweeter mes élèves sur mon iPhone). Et pourtant, depuis 10 ans, je continue ma galère sans me soucier des embûches qui se présentent à moi. Je crois trop à la valeur ajoutée qu’offre la technologie aux apprentissages. Que mes élèves écrivent leur texte sur une tablette de l’année ou un vieil ordinateur Dell, cela m’importe peu. L’important, pour eux, c’est que leurs productions soient publiées et qu’ils soient motivés et ressentent de la fierté dans ce processus.
Il fut un temps où j’ai arrêté de participer aux rencontres concernant les technologies. J’en revenais extrêmement frustrée car je savais que les belles machines, les réseaux, les ressources qui m’étaient présentées, ne seraient jamais une réalité pour moi. Cette attitude de négativisme ne m’a apporté que du découragement et de l’envie. Je crois que peu importe le milieu où nous oeuvrons, il y aura toujours une classe mieux équipée que la nôtre, une école plus ouverte, une commission scolaire plus fortunée. Mais ce temps passé à s’inquiéter, se comparer, se battre pour avoir toujours plus, c’est du temps volé à une génération qui n’en peux plus d’attendre.
Est-ce que nous sommes maîtres de la technologie, ou bien la laissons-nous dicter notre pratique en classe? Moi, ce qui m’importe est très simple. J’ai le désir que mes élèves réussissent à lire, écrire, compter et connaitre le monde qui les entoure. Je veux que pendant 10 mois, ils soient heureux d’apprendre et motivés à se surpasser. Les TIC sont à leur service, à mon service aussi.
Dans ce tourbillon qu’est l’évolution de la technologie, je m’aperçois que je dois continuellement m’interroger sur mes objectifs pédagogiques. Et lorsque je réfléchis aux activités TIC qui ont connu le plus de succès, je m’aperçois que ce ne sont pas les machines qui ont fait la différence, mais bien les rapports humains qui ont été facilités par celles-ci. Des parents qui encouragent leur enfant sur un blogue, des élèves d’ailleurs qui communiquent avec nous, des classes de l’école qui composent une histoire commune, quoi de plus humain et pédagogique?
Je suis revenue de ce dernier colloque de l’Aquops avec beaucoup de désirs. Ma liste de souhaits est pleine, des deux côtés. Mais, je retiens surtout des idées d’applications qui ne coûtent rien du tout, des façons de connecter tout mon monde plus efficacement et aussi le plaisir d’avoir rencontré des gens passionnés et ouverts au changement.
Ce sont les choses les plus simples qui, souvent, sont les plus efficaces. Intégrer les TIC, pour moi, est de moins en moins une question d’appareils, mais plutôt une question de partage et de collaboration.
À ceux et celles qui ont la chance d’avoir du matériel nouveau et en grande quantité, je dis bravo! Les élèves, étudiants et enseignants méritent d’être bien outillés. Mais dans un contexte de coupures, où les technologies écopent parfois en premier, je me dis qu’il est urgent d’intégrer l’usage des TIC dans ma classe, sans attendre que ma liste de souhaits technologiques soit exaucés.
Bien sûr, il faut se battre et continuer de demander des appareils plus performants et en plus grande quantité. La situation actuelle est innaceptable dans plusieurs milieux. Mais pour ma part, je décide de continuer d’innover et de partager mes trouvailles pour donner la piqûre des TIC à mes collègues et donner à mes élèves le droit de vivre dans une école branchée sur la vie de 2012.
Une motivation à lire
Last modified on 2012-04-20 05:22:23 GMT. 0 comments. Top.
J’ai déjà parlé de l’application web Audioboo précédemment. Il s’agit d’un moyen très facile et efficace pour enregistrer les élèves et publier ces pistes (infos ici).
J’utilise l’enregistrement audio, non seulement pour motiver les élèves, mais aussi pour garder des traces et m’aider pour l’évaluation de la lecture. De plus, cette façon de procéder est très formatrice pour les élèves eux-mêmes, car en écoutant leur lecture, ils peuvent s’auto-évaluer et mesurer leur progrès.
Les moyens sont multiples pour faire des enregistrements audio, mais pour ma part, je préconise les outils les plus efficaces et rapides. Avec un iPod touch, je peux très aisément procéder aux enregistrements en une étape avec l’application Audioboo, et publier ceux-ci sur le web avec une connexion wifi. Il est même facile de prendre une photo et l’insérer dans la piste.
Histoires Audio, blogue de classe
Voici les enregistrements qui ont été publiés sur le blogue de la classe. Après plusieurs années d’usage de l’audio en lecture, je demeure totalement fascinée de constater la motivation de mes élèves à se pratiquer pour bien lire leur texte. Pour certaines tâches, je dois toujours vérifier si des élèves n’ont pas oublié des étapes, mais quand vient le temps de s’enregistrer, je n’ai aucun contrôle à faire car tout le monde est au 1er rang et attend patiemment son tour!
Voilà un merveilleux exemple de la technologie au service de l’apprentissage. Ces simples histoires écrites au papier-crayon auront longue vie et laisseront de bons souvenirs à mes élèves et leur famille. Finalement, il n’est pas nécessaire de tenir un blogue de classe pour faire écouter les enregistrements à l’extérieur de la classe. On peut très aisément les diffuser sur la chaîne Audioboo de la classe.
AudioBoo
Last modified on 2012-03-07 22:15:21 GMT. 0 comments. Top.
Étant une fervente utilisatrice d’enregistrements audio dans ma pratique, je suis fascinée de voir les développements technologiques dans ce sens. Dernièrement, j’ai découvert Audioboo, qui est une plateforme web clé en main et gratuite, pour enregistrer et publier de l’audio.
Pour l’utiliser, il suffit de s’y inscrire, ce qui donne un espace personnel pour publier du contenu. On peut faire les enregistrements directement de l’application dans un appareil mobile, tel que le iPhone ou le iPod (Android aussi), ou d’un ordinateur. Ensuite, on peut le diffuser sur notre espace web-radio en un clic. Il est également possible d’y placer des pistes audio existantes, et de multiples formats audio.
Finalement, ces pistes peuvent être insérées sur une page web, ou téléchargées en format mP3 afin d’en faire un cd ou de les écouter dans un lecteur mP3. Que demander de plus! Voilà un bel exemple qui démontre que le progrès, dans les technologies, permet de sauver du temps et de l’énergie.
Quoi enregistrer? Une multitude de choses: des chansons, des histoires, des textes écrits par les élèves, des présentations orales. En plus d’intéresser les parents qui pourront écouter leur enfant à la maison, cette démarche permet de réguler les apprentissages et d’aider l’enseignant à évaluer les progrès et détecter les problématiques possibles auprès des élèves.
La chaîne de ma classe: Audioboo
Des pistes intégrées sur mon blogue de classe: Audioboo dans un blogue (des comptines)
Publier des livres avec audio sur Didapages
Last modified on 2012-01-24 08:06:32 GMT. 0 comments. Top.
Didapages version 1 est un logiciel gratuit qui permet de publier des cours ou des livres sur le web, de façon efficace. L’attrait de cet outil, pour l’enseignante du primaire, est certainement de publier, dans le blogue de la classe, les livres écrits par les élèves. Pour ce faire, il s’agit de télécharger et d’installer le logiciel, de créer un nouveau livre en indiquant le nombre de pages voulues, et d’y mettre le titre et les couleurs désirés. Il est possible d’importer des photos ou dessins au format jpeg, et de l’audio en format Mp3. On peut y ajouter des éléments interactifs, ainsi que des vidéos. Les fonctions sont multiples et les possibilités infinies, même si le format du livre n’est pas très flexible.
Le choix de polices de textes est très limité (une seule), mais le grand avantage de cet outil demeure la possibilité de créer un livre virtuel, de pouvoir tourner les pages et d’y insérer de l’audio; fonctionnalité très rare dans les différentes applications existantes. Plusieurs tutoriels sont disponibles pour se familiariser avec le logiciel, dont le plus important, que l’on peut suivre dès la première ouverture, après l’installation.
Les élèves adorent ce genre de projet rassembleur et sont habituellement très motivés pendant toutes les étapes de la création du livre. Pour les plus petits, le plus pratique est de créer un album commun. Il peut s’agir d’imaginer une histoire alors que l’enseignante écrit le texte, ou de séparer la tâche entre les élèves et leur donner la responsabilité de composer une page, de l’illustrer, et de l’enregistrer.
Voici un exemple de ce type de livre
Dans une classe de 2e-3e cycle primaire ou de niveau secondaire, les élèves peuvent être mis à contribution dans le montage du livre sur Didapages. Pour la clientèle plus jeune, c’est l’enseignante qui s’en occupera, vu la complexité et les différentes étapes nécessaires à la création du livre.
Un ajout intéressant, suite à la publication du livre, est d’en faire une version papier que les élèves peuvent apporter tour à tour à la maison, et lire avec la famille.
Voici d’autre exemples de livres Didapages que j’ai réalisés avec mes élèves.
L’alphabet de la classe
Noël Catastrophe (Projet inter-classe 1er cycle)
Un amour d’Halloween
L’Halloween du Loup-Garou
Les aventures du Père Noël
Malheureusement, il n’existe pas de version Didapages 1 fonctionnant sur Mac. Didapages 2 roule sur tous les appareils mais est payante, puisque les livres sont hébergés par la compagnie.
Fait à noter, il est nécessaire d’avoir accès à l’hébergeur du site afin d’y déposer le livre Didapages.
Les TIC en classe (1.L’Enregistrement-audio)
Last modified on 2012-01-24 08:08:55 GMT. 0 comments. Top.
L’utilisation de l’audio en classe est primordiale dans mon enseignement. Tout d’abord, je tiens à dire que je ne m’étendrai pas sur les études faites à ce sujet, et je ne partagerai pas de liens pour supporter mes dires. Mon but est de parler de mon expérience personnelle d’enseignante de 1er cycle primaire et de promouvoir cette pratique dans les classes du primaire. Quand j’évoque ces projets, j’ai souvenir des yeux étincelants de mes élèves quand je les enregistre et qu’ils s’écoutent ensuite. Il y a quelque chose de magique dans le fait d’entendre sa propre voix et, à mon avis, d’énormes avantages pédagogiques.
MON HISTOIRE
Le fait d’enregistrer les élèves permet, entre autre, de garder des traces. Je possède encore des enregistrements sur lesquels, dès l’âge de 9 ans, j’enregistrais mes amis ou moi-même. Que de plaisir j’avais à utiliser mon “enregistreuse” à cet âge! Depuis les débuts de ma carrière, j’ai enregistré mes élèves et ceux d’autres classes dans le cadre de différents projets: album de chansons de classes, projet d’émission de radio, “Adieu professeur” avec des élèves qui relatent les bons moments passés avec leur enseignante, lecture de livres “didapages” et dernièrement, l’enregistrement de mes élèves en apprentissage de la lecture.
Mon cadeau de Noël le plus désiré
MOTIVATION
Sur ce dernier point, les bénéfices que mes élèves et moi ont retirés sont multiples. On a beau répéter aux élèves les aspects à améliorer en lecture, rien ne remplace l’écoute active de leur propre enregistrement. Ceci permet également à l’enseignante de bien connaître les forces et les faiblesses de chacun. De plus, le fait de diffuser ces lectures sur le blogue de la classe ou dans un livre Didapages, par exemple, amène énormément de motivation à bien réussir sa lecture. Quel sérieux j’ai pu observer chez mes lecteurs avant le moment fatidique où l’enregistrement débute! Les applications et les utilisations de l’enregistrement audio à l’intérieur de projets scolaires sont multiples et très diversifiés. Je tenterai, dans le futur, d’en faire un inventaire détaillé.
CÔTÉ TECHNIQUE
Côté technique, je me souviens de mes débuts où j’apportais mon pc de bureau de la maison, alors qu’il n’y avait pas d’ordinateur disponible en classe. Possédant un studio chez moi, j’avais en main les logiciels et les micros me permettant d’enregistrer une seule voix aussi bien qu’une chorale de 4e année avec instruments. Ensuite, l’achat d’un portable personnel a permis de me faciliter la tâche, mais le côté “pratico-pratique” manquait toujours. Puis, j’ai utilisé Audacity sur les ordinateurs de l’école. Ce logiciel libre permettait de faire un travail décent. Il nécessite une bonne carte de son et l’achat d’un micro. De plus, la manipulation du logiciel est plutôt simple. Cependant, il me manquait toujours le côté mobile, vu l’utilisation fréquente de cet outil de travail. J’ai finalement trouvé la solution, après quelques mois d’utilisation de mon Iphone personnel.
IPHONE ET IPOD TOUCH
Liberté! Spontanéité! Quelle révélation ce fut pour moi. Désormais, je pouvais me déplacer et enregistrer mes élèves, peu importe l’endroit et le moment. Avec l’application “Dictaphone”, il s’agit de peser sur un seul bouton pour capter la voix des petits, et un autre pour qu’ils puissent s’écouter sur-le-champ par la suite. Si les pistes enregistrées doivent se retrouver dans un projet particulier, elles peuvent être importées dans “Itunes”, en connectant le Iphone dans un ordinateur. Fait à noter, plusieurs appareils peuvent être utilisés pour faire la même tâche: le Ipod touch, certains lecteurs mp3 ou tout autre téléphone intelligent avec un micro.
MICROS
Mon amour de l’audio m’a amené à acheter un micro pouvant être inséré dans le IPhone. Il s’agit du BLUE-Mickey. Avec celui-ci, il est possible d’exporter facilement les fichiers audio sur le site web du fabriquant. Le son est de meilleure qualité, et les enfants aiment voir le micro au lieu de parler dans un écouteur (les mini-écouteurs de Apple permettent l’enregistrement) ou dans le mini-micro à-même le Iphone ou le Ipod. Ceci dit, il s’agit bien d’un gadget. Même s’il permet un enregistrement de meilleure qualité, ce micro est facultatif.
SOUHAITS
Voilà, le message est lancé! Mon souhait est que cette nouvelle technologie soit plus utilisée dans les classes, pour ses multiples avantages pédagogiques. Voilà une technologie taillée sur mesure pour les enseignants qui souhaitent diversifier leur approche pédagogique. Finalement, un autre de mes souhaits serait que chaque enseignant du Québec se voit attribuer au moins un Ipod touch ou un Ipad, au même titre qu’un TBI et un poste d’ordinateur dans la classe. Il est dommage qu’encore à ce jour, plusieurs enseignants aimant innover avec la technologie dans leur classe doivent se priver de ces outils fantastiques ou utiliser leur propre appareil puisqu’on leur refuse parfois de tels achats, à cause des moyens limités dans les écoles et les commissions scolaires.
Brigitte Léonard, enseignante 1ère année du primaire
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Voici des exemples de projets d’enregistrements-audios vécus dans le passé:
Lecture d’albums-jeunesse (1re année)
Albums Didapages: Noël Catastrophe L’Halloween du Loup-garou Les aventures du Père Noël Un amour d’Halloween
Bertrand Gosselin: atelier de création de chanson
Lecture d’histoires de Pâques (2e année)


